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vendredi 23 juillet 2010

Que font les USA en Afghanistan?



Plus d'information sur les chiffres concernant la production d'opium en Afghanistan, PDF édité par l'ONU.
Source :  Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Afghanistan Opium Survey 2007



D'après Wikipedia, la partie dédiée à l'opium dans l'article sur les Talibans: Le régime imposé par les talibans fut fondé sur un respect strict et littéral d'une certaine vision de l'islam, particulièrement rigoriste. La culture de l'opium est réduite mais les zones contrôlées par les talibans poursuivent une faible partie de leur production, environ 35 tonnes en 2001 selon le PNUCID (Programme des Nations unies pour le contrôle international des drogues) malgré l'interdiction de culture décrétée par le mollah Mohammed Omar(oui, celui qui a échappé au forces américaines en mobylette...) en l'an 2000. C'est un faible chiffre si on le rapporte aux 150 tonnes d'opium produits cette même année 2001 dans le Badakhshan, province sous contrôle de l'Alliance du Nord (total de 180 tonnes), aux 3 276 tonnes produites l'année précédente, en 2000, et aux 8 200 tonnes produites en 2007.


Quand les USA trafiquaient de la cocaïne et intoxiquaient la jeunesse du monde (est-ce terminé?)



Néoconservateurs CIA Cocaïne 1/4

mercredi 30 juin 2010

La drogue, l’Afghanistan et le système financier international




12 avril 2010 (Nouvelle Solidarité) – Derrière la guerre en Afghanistan se cache une nouvelle Guerre de l’opium qui contribue à la destruction des nations. Le revenu annuel de l’opium afghan estestimé à 50 milliards d’euros dont moins d’un milliard revient directement aux paysans locaux et aux chefs talibans. Qu’advient-il du reste de ce pactole ?
Au XVIIIe et XIXe siècle, l’Empire britannique a subverti la Chine en imposant son trafic d’opium : non seulement il détruisait la Chine de l’intérieur (corruption, destruction sociale) mais la Compagnie britannique des Indes orientales, la société privée qui gérait l’Empire (commerce, flotte, armée), dégageait d’énormes profits qui alimentaient son pouvoir financier sur le monde, notamment à partir du paradis fiscal et juridique de l’époque, Hong Kong.
Eh bien aujourd’hui, cela continue. En Afghanistan, depuis 2001 et l’occupation par les troupes de l’OTAN, la production d’opium a été multipliée par 40. L’opium afghan représente 90% des récoltes mondiales, dont la moitié est produite dans la province d’Helmand, sous protection des troupes britanniques. Ce trafic engendre corruption et narcoterrorisme dans toute l’Asie centrale jusqu’au Caucase russe et au Xinjiang chinois en passant par l’Inde. Et le narcotrafic afghan, que l’OTAN, sous influence des factions impériales anglo-américaines, refuse de combattre, tue plus de civiles à l’extérieur de l’Afghanistan que la guerre là-bas ne tue de soldats occidentaux. : en 2009, 30 000 héroïnomanes russes et 10 000 européens sont morts d’overdoses.
Inévitablement, une grande part des énormes profits de ce trafic est blanchi à la laverie du coin, c’est-à-dire Dubaï, le paradis fiscal et juridique établit par la City de Londres dans les années 1990, alors que Hong Kong était rendu à la Chine. A partir de ces centres off-shore installés pour la plupart dans d’anciennes colonies anglo-hollandaises, l’argent de la drogue (500 à 1000 milliards de dollars chaque année) passe directement dans le système financier dont l’opacité et la complexité assure un blanchiment massif, discret pour les uns et profitable pour les autres. Si bien que lors de la première phase de la crise financière en 2008, Antonio Maria Costa, directeur l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, avait déclaré que « en de nombreux cas, l’argent de la drogue est actuellement la seule source de liquidité disponible. (…) Pendant la deuxième moitié de 2008, le manque de liquidité étant le principal problème du système bancaire, ces capitaux liquides sont devenus un facteur important ». Sans nommer aucune banque, il avait annoncé que son agence « avait trouvé les preuves que les prêts interbancaires ont été financés par des capitaux provenant du trafic de drogue et d’autres activités illégales. Certaines pistes indiquent que des banques ont été sauvées de cette manière ». Il y a donc au minimum une connivence très forte entre le crime organisé et le monde de la finance. Cependant comme l’ont expliqué M. Costa lui-même, Roberto Saviano (journaliste italien auteur de Gomorra), Harry Markopolos (qui révéla l’escroquerie Madoff) ou MM. Montebourg et Peillon en leur jeune temps, étant donné les volumes et la complexité des opérations, il est plus justifié de parler d’une seule et unique « mafia en col blanc » pour qui le trafic de drogue fait partie intégrante de son système. C’est ce que l’on appelle un empire financier, d’origine britannique en l’occurrence.
Fait révélateur qui n’a pas hélas fait la une des journaux, fin mars, la 4e banque américaine d’avant crise, Wachovia, a dû s’acquitter d’une amende de 160 millions de dollars pour clore une procédure judiciaire portant sur le blanchiment d’argent de la drogue. En effet, entre 2004 et 2007, sa filiale londonienne a servi à 4200 reprises de relais au blanchiment de 8 milliards de dollars provenant essentiellement du trafic de cocaïne sud-américain. La crise économique qui nous frappe ne pourra qu’empirer si nous ne mettons pas un terme à ce système. Commençons d’abord par couper l’opium sous ses pieds : l’éradication de l’opium afghan est une première étape décisive vers l’éradication de l’Empire britannique. Les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde, sont en première ligne et ont un intérêt commun à mener d’urgence cette opération. Tant le chef de la lutte antidrogue russe, Victor Ivanov, que le commandant des forces américaines et de l’OTAN en Europe, James Stavridis, sont d’accord pour lancer l’offensive. Ce serait un pas décisif vers l’Alliance des 4 puissances que l’économiste américain Lyndon LaRouche voit être la seule combinaison de forces possible pour établir un nouveau système international.

Article provenant de Solidarité et Progrès

mercredi 23 juin 2010

Interview Exxxplosive d'un général US


Le général McChrystal, le commandant des forces militaires US et de l'OTAN en Afghanistan a donné une interview au magazine Rolling Stones. Il ne mâche pas ses mots, se moquant de Joe Biden, d'Obama, d'un ministre français.

Voila la traduction de la première partie:

Cet article est issue du magazine Rolling Stones no 1108/ 1109 .cChrystal. C’est un jeudi soir, mi-avril, et le commandant de toutes les forces militaires US et de l’OTAN présentent en Afganistan est assis dans un Palace parisien, le Westminster à Paris. Il est en France pour vendre sa nouvelle stratégie militaire à nos alliés de l’OTAN- pour maintenir vivante l’histoire selon laquelle nous y avons des alliés. Depuis que McChrystal a pris le commandement, la guerre d’Afganistan est devenue la propriété exclusive des US. L’opposition à la guerre a déjà fait s’effondrer le gouvernement néerlandais, le président de la République Allemande a été contraint à abandonner, ce qui a pousser le Canada et la Hollande à annoncer le retour de 4500 hommes. Mc Chrystal est à Paris pour garder la présence française, qui a déjà perdu 40 hommes en Afghnistan. ?
« Le diner est dut à votre position monsieur » dit le responsable du staff, le colonel Charles Flynn.
McChrystal tourne rapidement sur sa chaise et lui donne du doigt du milieu
Le general regarde autour de lui la suite que son équipe d’une dizaine de personnes a transformé en un vrai centre opérationnel. Les tables sont couvertes de laptops Panasonic, des câbles bleus s’entremêlent avec l’épaisse moquette de l’hôtel, assurant les liaisons satellites des lignes téléphoniques cryptées et des mails, Vête en tenue civile, cravate bleue, chemise portée de manière décontractée, Mc Chrystal est loin de ce qui est pour lui confortable. Paris, comme lui dit un de ses conseillers, est la « ville la plus anti-McChrystal que vous puissiez imaginer » Le général a horreur des restaurants chics, refusant les tables agrémentées de bougies, car il trouve cela trop « Gucci ». Il préfère une bière américaine au vin.
Talladega Nights
(son film préféré)à Jean Luc Godard. Le grand public n’a jamais été dans un endroit ou Mc Chrystal se sent à l’aise : Avant que le président Obama ne lui confit la guerre afghane, il a passé 5 ans à conduire les opérations clandestines les plus secrètes du Pentagone.
La fuite de pétrole, le scandale et le président : Comment Obama laisse la BP s’en tirer.
Quelles sont les nouvelles à propos du bombardement de Kandahar ? Demande Mc Chrystal à Flynn. La ville a été touchée, ces dernier jours, par deux grosses explosions de voitures piégées, remettant en question l’assurance du général à ravir la ville aux talibans.
“Nous déplorons deux morts, mais cela n’a pas été confirmé « dit Flynn.
Mc Chrystal donne un dernier regard autour de lui. A 55 ans, fin et sec, des yeux bleus ayant la troublante capacité de vous pénétrez quand ils se posent âme sans besoin d’élever la voix.
Le pillage de la population : Matt Taibbi parle de la façon dont les banques arnaquent les villes américaines.
« Je préfèrerais me faire botter le cul par une salle pleine qu’aller à ce diner » dit McChrystal.
S’arrêtant un instant :
« Malheureusement » ajoute-t-il, « personne dans cette salle ne pourrait le faire ».
« Avec qui allons nous diner ? » interrogeant un assistant.
« Avec un ministre français » lui est il répondu, « c’est un putain de gay !»
Le matin suivant, Mc Chrystal et son équipe se préparent pour un discours qu’il doit prononcer à l’Ecole Militaire. Le général se glorifie lui-même d’être meilleur que tout le monde. Mais sa hargne a un prix : Bien que McChrystal soit en poste depuis seulement un an, en si peu de temps il a réussit à faire enrager presque tout le monde. A l’automne dernier, durant une session de questions-réponses suivant un discours qu’il donnait à Londres, Mc Chrystal a rejeté la politique anti-terroriste défendue par le Vice Président Joe Biden, il l’a qualifiée de peu clairvoyante, risquant de mener à un « Chaos-istan ». Cette remarque lui a valu une réprimande de la part du Président lui-même, quiir Force One. Le message adressé à McChrystal semblait clair : Ferme là et garde un profile bas.
McChrystal se demande maintenant à voix haute quelle sera la question du jour de Joe Biden, et ce qu’il pourra bien répondre. « Je n’ai jamais su ce qui va arriver avant que je sois là-bas, c’est le problème » dit il.
« Demandez vous le Vice President Biden ? » Mc Chrystal répond en riant »qui ?»
« Biden ?»Propose un conseiller de haut niveau, avez-vous dit « bite me » (mord moi )
Quand Barack Obama entra dans le bureau oval, il se mit à travailler à sa plus importante promesse de campagne concernant les affaires étrangères : Se reconcentrer sur les raisons qui ont poussé les US à envahir le pays au départ. « Je veux que les américains comprennent » annonça-t-il en mars 2009. Nous avons un but clair et précis, démanteler et défaire Al Qaïda au Pakistan et en Afghanistan. Il demanda 21.000 soldats supplémentaires à Kaboul, l’augmentation la plus importante depuis le début de la guerre en 2001. Consultant l’avis du Pentagone et de ses chefs auxiliaires, il démis de ses fonctions le Genéral David McKiernan, le commandant à cette époque des troupes US et de l’OTAN en Afghanistan. C’était la première fois qu’un général aussi gradé fut démis de ses fonctions en plus de 50 ans, depuis que Truman renvoya le général Douglas Mc Arthur, lors de la guerre de Corée.
Même s’il a voté pour Obama, McChrystal et son nouveau commandant en chef ont échoué à établir la communication. Le général rencontra Obama une semaine après qu’il soit entré en fonction, quand le Président rencontra une douzaine de haut gradés dans une pièce du Pentagone appelée le Tank.
MCChrystal trouva qu’Obama avait l’air « inconfortable et intimidé ».
Leur première rencontre en tête à tête , dans le bureau oval, eut lieu 4 mois plus tard, après que MCChrystal ait été nommé en Afganistan, et cela ne se passa pas mieux. « C’était une opération photo de 10 minutes » dit un conseiller de McChrystal. « Obama ne savait clairement rien à son sujet, qui il était. Voila le gars qui est sur le point de mener cette putain de guerre, mais il ne semblait pas très engagé. Le Chef était un peu déçu. »